Orange Mécanique est adapté du roman d’Anthony Burgess publié en 1962. Souvent considéré comme une satire de la société de l’époque, il raconte l’histoire d’Alex, jeune homme drogué au lait dopé. Adepte de la violence et du sexe et passionné par Beethoven. Finalement arrêté, il est enfermé dans une prison et suit le traitement Ludovico qui garantit une guérison. Psychologiquement violent, ce film a entre autre dans sa bande originale la 9ème Symphonie de Beethoven composée entre 1822 et 1824, chef d’œuvre dédié au Roi Frédéric-Guillaume III de Prusse.Au début du film, juste après l’attaque de l’écrivain et de sa femme, Alex rentre chez lui et décide qu’il ne manque plus que Beethoven et sa 9ème Symphonie pour clore la soirée. C’est un moment intime, pas sexuellement mais psychologiquement. C’est dans cette scène qui ne dure que quelques minutes qu’Alex se présente. La musique démarre sur le portrait de Beethoven, et sur le début du 2ème mouvement de la 9ème symphonie.
Extrait du film
Ce mouvement commence par des notes fortes, puissantes. Il pose les bases de sa personnalité et surtout la base fondamentale : Beethoven. Il nous prévient ensuite de son obsession pour le sexe avec cette femme géante peinte sur son mur dans une position plutôt érotique. A ce moment là, la musique devient plus légère mais reste malgré tout puissante, de la puissance retenue prête à exploser. Petit à petit la musique se libère pour atteindre son maximum. Le rythme est saccadé, l’émotion devient plus intense et c’est à ce moment là que l’image se marie à la musique. L’image nous présente un autre élément. La religion. Quatre Jésus se tenant par les épaules comme dans une danse populaire. On pourrait voir ici un dénigrement de la religion. C’est peut être une façon pour Alex de nous dire : je me moque des principes de bonnes conduites et de la morale de l’Eglise ; j’embrasse le pêché.
Puis la musique se calme et on revient sur Alex en complète extase. Il se réfère à Beethoven comme étant une entité sacrée et divine (béatitude, les cieux).
Est ce un moyen pour lui de nous faire comprendre que sa religion c’est Beethoven ? Les visions qu’il qualifie de « superbes », apparaissent lorsque la musique devient plus légère, il prend véritablement du plaisir et savoure ce moment privilégié avec son musicien. Les explosions, le feu, les pierres peuvent être des catastrophes naturelles. Ces dernières sont souvent expliquées par les catholiques comme une punition de Dieu envers l’Homme. Il condamne le catholicisme et nous impose sa passion pour Beethoven comme religion de substitution. Il serait en train de nous expliquer que tout ce qu’il fait (tuer, frapper, violer…) serait en fait « justifiables ». Il exécuterai la volonté de son Dieu. Il tue pour punir les hommes.
La violence d’Alex est dirigée par la 9ème Symphonie. Quand il l’écoute il est comme dans une sorte de transe. Elle le transporte à l’apogée de sa puissance, aussi bien physique que psychologique. Il manipule tout le monde. Il est le leader, c’est lui qui décide, qui viole, qui frappe, qui tue et il estime n’avoir de compte à rendre à personne. Il est le roi. Beethoven et sa musique le guide dans ses choix, ils le calme, le rassure, le font se sentir invincible.
Une autre musique récurrente dans le film est « la Pie Voleuse » de Rossini. Elle apparaît pour la première fois quand Alex et ses Droogs se battent avec la bande de Billy Boy. A les regarder on pourrait apercevoir un ballet. Cet air et beaucoup plus aéré, plus dansant que la 9ème. La violence est traitée avec légèreté, elle est sans conséquence, ils le disent eux-mêmes : ils jouent aux chauffards provoquant plusieurs accidents sur la route qui les mène chez l‘écrivain et sa femme. A ce moment là, Alex prend le relais en chantant Singin’in the rain. Le fait est qu’elle s’inscrit dans la suite de Rossini et appuie l’autre rôle de la violence. Elle est divertissement, elle « tue » le temps. Cette chanson parle d’amour et d’insouciance. Pendant qu’il frappe le mari et la femme il esquive quelques pas de danse. Il serait presque en train de faire de la violence un art. Il torture, terrorise, et finalement pousse au suicide, deux personnes innocentes, juste pour le plaisir…
Certains passages musicaux du film sont réarrangés par Wendy Carlos qui a transposé Beethoven au synthétiseur pour servir l’aspect glauque et inquiétant qui règne dans ce film. La musique sous cette forme est là pour accentuer les émotions du spectateur. Il se sent mal à l’aise quand il entend les morceaux réarrangés. Il ressent ce qu’Alex ressent, mais aussi ce que Alex fait ressentir aux personnes qu’il croise.
La musique est utilisée depuis toujours pour exprimer les sentiments, des plus purs aux plus violents, des plus primitifs aux plus évolués. Cette 9ème Symphonie est enivrante. Considérée comme un chef d’œuvre de la musique occidentale et composée pour célébrer la puissance d’un roi (Frédéric-Guillaume III de Prusse), elle est utilisée ici pour célébrer la puissance d’Alex de Large. Beethoven le maintient dans son délire.
La musique est omniprésente dans ce film. C’est principalement de la musique classique que Kubrick utilise. Beethoven, Rossini, Purcell, invoque la puissance, la légèreté, et la mort (musique pour funérailles de la Reine Mary), thèmes principaux du film.
Ce mouvement commence par des notes fortes, puissantes. Il pose les bases de sa personnalité et surtout la base fondamentale : Beethoven. Il nous prévient ensuite de son obsession pour le sexe avec cette femme géante peinte sur son mur dans une position plutôt érotique. A ce moment là, la musique devient plus légère mais reste malgré tout puissante, de la puissance retenue prête à exploser. Petit à petit la musique se libère pour atteindre son maximum. Le rythme est saccadé, l’émotion devient plus intense et c’est à ce moment là que l’image se marie à la musique. L’image nous présente un autre élément. La religion. Quatre Jésus se tenant par les épaules comme dans une danse populaire. On pourrait voir ici un dénigrement de la religion. C’est peut être une façon pour Alex de nous dire : je me moque des principes de bonnes conduites et de la morale de l’Eglise ; j’embrasse le pêché.
Puis la musique se calme et on revient sur Alex en complète extase. Il se réfère à Beethoven comme étant une entité sacrée et divine (béatitude, les cieux).
Est ce un moyen pour lui de nous faire comprendre que sa religion c’est Beethoven ? Les visions qu’il qualifie de « superbes », apparaissent lorsque la musique devient plus légère, il prend véritablement du plaisir et savoure ce moment privilégié avec son musicien. Les explosions, le feu, les pierres peuvent être des catastrophes naturelles. Ces dernières sont souvent expliquées par les catholiques comme une punition de Dieu envers l’Homme. Il condamne le catholicisme et nous impose sa passion pour Beethoven comme religion de substitution. Il serait en train de nous expliquer que tout ce qu’il fait (tuer, frapper, violer…) serait en fait « justifiables ». Il exécuterai la volonté de son Dieu. Il tue pour punir les hommes.
La violence d’Alex est dirigée par la 9ème Symphonie. Quand il l’écoute il est comme dans une sorte de transe. Elle le transporte à l’apogée de sa puissance, aussi bien physique que psychologique. Il manipule tout le monde. Il est le leader, c’est lui qui décide, qui viole, qui frappe, qui tue et il estime n’avoir de compte à rendre à personne. Il est le roi. Beethoven et sa musique le guide dans ses choix, ils le calme, le rassure, le font se sentir invincible.
Une autre musique récurrente dans le film est « la Pie Voleuse » de Rossini. Elle apparaît pour la première fois quand Alex et ses Droogs se battent avec la bande de Billy Boy. A les regarder on pourrait apercevoir un ballet. Cet air et beaucoup plus aéré, plus dansant que la 9ème. La violence est traitée avec légèreté, elle est sans conséquence, ils le disent eux-mêmes : ils jouent aux chauffards provoquant plusieurs accidents sur la route qui les mène chez l‘écrivain et sa femme. A ce moment là, Alex prend le relais en chantant Singin’in the rain. Le fait est qu’elle s’inscrit dans la suite de Rossini et appuie l’autre rôle de la violence. Elle est divertissement, elle « tue » le temps. Cette chanson parle d’amour et d’insouciance. Pendant qu’il frappe le mari et la femme il esquive quelques pas de danse. Il serait presque en train de faire de la violence un art. Il torture, terrorise, et finalement pousse au suicide, deux personnes innocentes, juste pour le plaisir…
Certains passages musicaux du film sont réarrangés par Wendy Carlos qui a transposé Beethoven au synthétiseur pour servir l’aspect glauque et inquiétant qui règne dans ce film. La musique sous cette forme est là pour accentuer les émotions du spectateur. Il se sent mal à l’aise quand il entend les morceaux réarrangés. Il ressent ce qu’Alex ressent, mais aussi ce que Alex fait ressentir aux personnes qu’il croise.
La musique est utilisée depuis toujours pour exprimer les sentiments, des plus purs aux plus violents, des plus primitifs aux plus évolués. Cette 9ème Symphonie est enivrante. Considérée comme un chef d’œuvre de la musique occidentale et composée pour célébrer la puissance d’un roi (Frédéric-Guillaume III de Prusse), elle est utilisée ici pour célébrer la puissance d’Alex de Large. Beethoven le maintient dans son délire.
La musique est omniprésente dans ce film. C’est principalement de la musique classique que Kubrick utilise. Beethoven, Rossini, Purcell, invoque la puissance, la légèreté, et la mort (musique pour funérailles de la Reine Mary), thèmes principaux du film.
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